WORKS

                                         BIO (s) MS.077.2013 copie


_ La forme et le regard, deux piliers dans l’art de la photographie. Deux indispensables dans celle de Fabien Bruno DUPONT, jeune photographe français résidant à Marseille. Son point de chute pour l’heure, car son inspiration, il la puise essentiellement en prise directe avec le monde; monde que régulièrement il explore. Sa destination privilégiée: les pays hispanophones, qu’il sillonne sans relâche pour en saisir les singularités, les couleurs, l’âme. Son parcours, très complet, synthétise ses pôles de recherche, comme il démontre aussi une grande cohérence, intellectuelle et plastique. Le parcours: des études d’arts appliqués et plastiques puis d’architecture du paysage.
Sa rencontre avec la photographie, un hasard? Ses thèmes de prédilection, encore un hasard? Tout juste le contraire: l’aboutissement d’une quête. Rencontre entre l’homme et la matière. L’homme et son environnement, qu’il soit minéral, végétal ou urbain. Cet intérêt pour l’environnement, la construction, la mise en forme, c’est là son moteur. La recherche de l’abstraction, la quête des perspectives, l’attention maximale qu’il porte à la ligne, à la courbe: des constantes dans son travail. Cette forme, si elle prédomine dans les différentes séries produites à ce jour : Horizon(s), Intermission, Organic(s), n’est pas uniquement motivée par une recherche graphique. Elle diffuse bien au contraire une sensorialité où toute surface – matière, texture, épiderme – mise en contact, en résonance, en dialogue avec une autre, gagne une dimension métaphysique. Confrontations, interférences et autres modes d’interrelation entre surfaces participent à la définition de nouveaux espaces aux interprétations multiples. Des espaces qui transgressent les frontières prédéfinies et révèle ce qui n’est pas montré; des espaces infusés d’humanisme. Ses clichés saisissent enfin l’usure du temps, source de Beauté en ce qu’elle témoigne de la fragilité et de l’éphémérité de nos conditions humaines.

 

texte co-écrit avec la journaliste Sandrine Planchon